Bouchon : de l'arbre à la bouteille

Un peu d’histoire :

Ce serait le moine Bénédictin Dom Pérignon qui aurait introduit le bouchon de liège en France à la fin du XVIIème siècle. Avant cette période, en France, les bouteilles étaient bouchées avec des chevilles en bois. Le moine Dom Pérignon l’a introduit pour ses propriétés avantageuses. En effet, il est inerte et imperméable aux liquides : il n’a pas de réactions face au vin et ne pourrit pas.

 

L’origine du liège :

Le liège vient de l’écorce du chêne-liège (Quercus Suber en Latin). Cet arbre peut vivre de 150 à 200 ans et peut atteindre 20-25 mètres de haut. Il est unique en son genre par son écorce de liège qui se régénère une fois extraite. L’extraction de cette écorce se fait au plus tôt tous les 9 ans.

Le chêne-liège est la seule espèce qui peut être soumise à un processus d’écorçage à des intervalles réguliers de 9 ans, écorçage nécessaire à l’exploitation de la matière. Un chêne liège écorcé séquestrera 3 à 5 fois plus de carbone qu’un chêne liège resté intact car le processus de croissance de l’écorce fait largement augmenter la photosynthèse.

Ainsi, chaque fois qu’un consommateur de vin choisit une bouteille bouchée par un bouchon de liège, il contribue directement à préserver notre environnement

Les principaux pays producteurs de liège sont le Portugal, l'Espagne et le Maroc. Il existe aussi une production dans le sud de la France (Var, Corse et Pyrénées-Orientales).

Comment ça fonctionne aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les industriels du bouchon ont des méthodes de technique qui leur permettent de maitriser, sur toute la chaine de production, la qualité du bouchon. Ces techniques permettent notamment de s’adapter à tous les types de boisson.

Il respecte également l’environnement en attendant 25-30 ans pour la première récolte qui ne sera pas utilisée pour la production de bouchons ; tout comme la seconde. En effet, le liège n’est pas assez qualitatif à ce stade là pour la production des bouchons. On patientera alors jusqu’à la troisième récolte, environ 18 années plus tard, pour employer le liège pour la fabrication des bouchons. On appelle ce procédé de récolte l’écorçage. C’est un procédé ancestral qui demande le savoir-faire d’un spécialiste car il ne faut surtout pas blesser l’arbre. Cette pratique se fait en respectant les étapes suivantes :

  • L’ouverture
  • La séparation
  • La découpe
  • L’extraction

Une fois ces étapes terminées, le liège est stocké puis trié pour garantir un haut niveau de performance fonctionnelle et sensorielle. L’objectif est de certifier la neutralité du liège au niveau aromatique et sensoriel. Les bouchons sont ensuite marqués et personnalisés.

Un nouveau tri optique et manuel est effectué pour assurer la régularité des bouchons. Les bouchons sont soumis à des traitements pour assurer une régularité de mise en œuvre, protection et conservation du vin.

Les bouchons sont alors livrés au vigneron pour qu'il puisse boucher ses bouteilles.

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